Cyclosportive :
LA VERCORS-DROME 2007
Temps pourri en début de semaine donc pas de vélo, juste une sortie de "déblocage" (25km) le vendredi (avec mon fils) en vue de la Vercors drôme du Samedi 25/08.
Samedi 25 : La Vercors Drôme.
Arrivée à romans sur Isère (à 45mn de chez moi) à 6h30.
Récupération de la plaque de cadre et échauffement.
Déjà pas mal de monde devant la ligne donc seulement 20mn d'échauffement afin de ne pas me retrouver au fond.
Les 3 parcours partent ensemble. Je choisi le 92km avec 1512m de dénivelée.
8h: On s'élance pour les 4 premiers km neutralisés afin de sortir de Romans et bourg de Péage. Même pendant la « neutralisation », le rythme est assez élevé.
Les fauves son lachés, le rythme augmente encore. J'essaye de gérer mon départ mais c'est pas facile car il faut rester avec un groupe car la première difficulté arrivera au km 25. Ma gestion
n'est pas facilité car mon cardio ne fonctionne pas (les électrodes ont séchées pendant l'attente et il faudra env 1/4 d'heure pour que la transpiration fasse sont effet.)Lorsque celui-ci daigne
fonctionner, les chiffres sont un peu inquiétant (88/90% FCM).
Cela se calme un peu et je suis dans un bon groupe.
1ère difficulté : Le col de Cavalli (autour de 11km d'ascension).
Ma tactique : monter à mon rythme sans (trop)me soucier des autres. La montée se fera quand même autour des 85%
Je bascule au sommet avec deux autres cyclos. Je n'aime pas trop le revêtement de la descente mais nous sommes rapidement au pied de la deuxième difficulté. Dans la descente, nous avons lâché le
3ème cyclo.
2ème difficulté : Le col de Bacchus (autour de 10 km d'ascension).
Nous entamons la montée prudemment (autour de 80% FCM pour moi). Nous nous faisons rattraper par quelques coureurs. Mon compagnon n'a pas l'air au mieux et de plus à 5km du sommet, j'accélère un
peu le rythme. Comme prévu, il ne peut pas suivre. Passé le sommet, un peu de plat et une légère descente et il faut déjà grimper le Limouche.
3ème difficulté : Le Limouche (3km d'ascension).
Je suis dans un groupe de 5/6. Un gars m'interpelle pour me demander des nouvelles d'Olivier Buisson un ancien de mon club (très bon, il vient de faire Paris-Brest-Paris en 60h env ). Petite
discussion, Il est du coin et me dit que ce col n'est pas trop dur avec 1.5km de montée, un replat de 500m et un dernier Km pour finir. Comme il s'agit du dernier col, je décide d'hausser le
rythme. Le petit groupe se disloque. Passé le col, je m'élance dans une belle et longue descente (env 10km). Je ne suis pas un trop grand descendeur et au bout de quelques km, le petit groupe se
reforme. Par mesure de sécurité, je préfère rester un peu en arrière (50m). L'avenir me dira que j'ai eu tord mais je préfère jouer la sécurité.
Arrivé en bas, je suis donc décollé du groupe et je n'arrive pas à faire la jonction. Je bourrine afin de les rejoindre mais dans un passage étroit, un camping car à allure très réduite m'oblige
à ralentir (alors que les autres ont pu le doubler avant le virage). Ce sera la fin de mes espoirs...
Il reste à ce moment là 20km de faux plat plus ou moins descendant et du plat. Je me retourne pour voir s'il y a des cyclo afin de reformer un groupe. Personne. Je décide de faire un « contre la
montre ». Tout à droite et à bloc. A cette vitesse, je parviens à garder en point de mire le groupe de devant pendant environ une dizaine de km. Petit à petit celui-ci s'éloigne
inexorablement.
Je me retourne, toujours personne. Je continue à bloc. Je ne regarde plus le cardio qui frôle la crise cardiaque mais uniquement le compteur kilométrique afin de voir les km restant. A 4 km de
l'arrivée, je vois au loin le retour de quelques cyclos. Combien sont-ils ???? Je maintien mon cap et je me retrouve (toute proportion gardée) comme l'échappé du tour de France qui voit son
avance fondre avant l'arrivée.
A 2km de l'arrivée, trois coureurs me doublent et je n'arrive pas à prendre leurs roues. Dans Bourg de Péage, deux autres cyclos me doublent et j'ai du mal à les suivre. Je vais franchir la ligne
à une dizaine de mettre d'eux. Je suis crevé mais satisfait d'avoir pu tenir si longtemps seul (contre tous !!!).
En résumé, la course s'est faite en 3 parties
1ère : Départ et 25 km en peloton.
2ème : 47 km au train dans les différentes difficultés.
3ème : 20 km en CLM
Bilan: je finis en 3h35'19'' soit 25.6 km/h de moy soit exactement la même moy qu'à la Scott 1000 bosses. Au niveau cardio, je suis à 80% de moy.
Au niveau classement, je suis super content 184ème sur 388. Avec la même moyenne, à la Scott, j'ai fait 342 sur 511.
Je m'aperçois que j'ai bien géré les trois parties de la course et que je suis finalement un assez bon rouleur. En effet, le fait de ne pas avoir pu prendre le groupe sur la fin ne m'a pas trop
pénalisé (3mn et 5 places). J'ai « seulement perdu 3' sur 20km face à un petit groupe.
Bonne gestion du ravito (idem Scott 1000 bosses) : pas arrêt ravito. 2bidon de 1L de boisson énergétique, 3 pâtes de fruits avant les difficulté + 1 tranche de pain épice.
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