Cyclosportive La Vercors Drôme 2009, Mon CR : La soif de l’or !!!
Ce Samedi 29 aout 2009 (et non pas dimanche hein Pierrick… J’espère que cela s’est bien passé pour toi) avait lieu la Vercors Drôme à Romans. Mais avant cela, j’avais participé à la randonnée de la Liore le samedi 22 à Barbières (26) sur les terres de la Vercors Drome. J’ai fait l’équivalent en terme de dénivelée (2450m) que le parcours du 138km de ce Samedi mais dans le sens inverse.
A l’origine, je pensais donc faire le 138km pour 2450m de D+ mais le fait d’avoir fait un parcours identique la semaine précédente, je ne me voyais pas repartir pour un tel dénivelé qui m’aurais obligé de trop gérer alors que j’ai plus envie de me faire plaisir sur plus court et avec plus de rythme….
Je partirai donc sur le 80km et ses 1550m de D+.
Puisque sur cette cyclosportive il y a les distinctions « Or » « Argent » « Bronze », je me fixe comme objectif l’ « Or », ce qui représente pour ma catégorie moins de 3h35.
Sur le « papier », cela semble possible (j’ai déjà fait 3h27 sur la scott et ses 85km pour 1700 de D+).
Après tous les préparatifs classiques, je pars pour Romans. Arrivée sur les lieux , j’ai du mal à trouver le lieu du retrait des dossards (je ne trouve pas le fléchage super, ce sera le seul petit point négatif de cette cyclo dont tout le reste, (sécurité, prestation, accueil etc) est parfait).
Une fois le dossard retiré, je pars me garer sur le lieu d’arrivée (Bourg de Péage) juste à côté de Romans.
Le jour se lève à peine quand je pars m’échauffer. Un bon échauffement de 40mn, puis je vais me placer sur la ligne de départ. Il y a des sas en fonction du numéro de dossard. Avec le 628, je suis au milieu.
J’attends quand un cyclo que je ne connais pas me dit bonjour. Il m’indique qu’il est un lecteur de mon blog… Cela fait toujours plaisir. Petite discussion et le départ est imminent (il compte faire le 138km, j’espère que sa course s’est bien passé).
C’est parti. Un petit bonjour à Dimitri avec qui j’avais fait le challenge du Dauphiné libéré en 2008. Nous n’avons pas le temps de discuter car nos objectifs sont différents. Lui, part pour le 138 et moi pour le 80… (bonne course pour toi aussi ???)
Les 13 premiers kms sont en faux plats montant avec un vent favorable. Dans ces cas là, chacun essaye d’accrocher les bonnes roues jusqu’à la première difficulté. Même si j’ai décidé d’y « aller », je veille à ne pas me mettre en zone rouge (ne pas dépasser (trop) les 150bpm me semble raisonnable).
A Barbière, début du col de Tourniol avec ses 13kms d’ascension. Là, tout le monde prend son rythme. Je me cale « au cardio » (autour des 145). Il s’agit de la plus longue difficulté du parcours.
Au col, une courte descente de 3km nous emmène à Léoncel, lieu de séparation des parcours. Le 80 à droite , les autres à gauche.
Beaucoup de cyclo partent pour les autres parcours. Je tourne et je vois un cyclo à une trentaine de mètres. Pour avoir étudié le profil, je sais qu’il vaut mieux ne pas être seul sur ce plat de 3 ou 4 km. Je fais l’effort pour recoller. J’en profite pour me ravitailler et nous entamons des relais afin de rattraper un troisième cyclo. C’est chose faite juste avant d’attaquer le col de Limouche. Ce col est court, env 2.5km mais un fort vent de face le rend plus difficile. Ce fort vent va être de la partie jusqu’à l’arrivée et notamment défavorable sur le retour… A partir de là, plus question de regarder le cardio. Le but est de rester dans un groupe.
Nous entamons la descente à 3 en direction de Combovin… Mais si sur le profil, il ne semble plus avoir de difficulté, sur le terrain, il n’en est rien. Il y a un bon passage « casse-pattes » avec de courtes montées qui se passent en force et qui font bien mal aux jambes. Nous pouvons malgré tout nous relayer. Avant combovin, il y a une bonne descente où je dois m’appliquer pour ne pas me faire décrocher. Ce serait vraiment trop bête de se retrouver seul sur le final avec ce vent.
Passé Combovin, l’entente est parfaite… nous avons en point de mire un cyclo. Nous le rattrapons et celui-ci peut se joindre à nous et participer aux relais.
Nous sommes toujours dans les plats, faux plats quand deux cyclos nous doublent à bonne allure. Nous essayons de prendre leurs roues ce qui a pour effet, non seulement de faire monter l’allure mais aussi de nous désorganiser… mais cela tien toujours lorsque nous abordons une nouvelle zone de « turbulences » avec encore de courtes montées en force. Ces passage ne sont pas ma « tasse de thé » car je manque de force… D’ailleurs, il est marrant de voir tout le monde en danseuse et moi, sur la selle en vélocité… Durant ces passages, on va « perdre » deux éléments, un qui a perdu un bidon et qui a du s’arrêter et un autre qui était trop juste… Nous continuons à 4… A 25km de l’arrivée, je suis un peu moins bien dans ces passages et je laisse passer l’orage sans prendre le vent. Je pense que le final me sera plus favorable et que je pourrai me racheter !!!.
Effectivement, à 15km de l’arrivée, le profil me convient mieux avec du plat et faux plat descendant (mais fort vent de face…). Avec ma vélocité, je peux de nouveau reprendre de bons relais. Sur les derniers km, j’accentue encore un peu plus mes relais (plus long et plus fort)… d’autant que les jambes sont là et que je me rend compte qu’il y a une petite possibilité d’être en dessous des 3H… A 1km de l’arrivée, je prend le dernier relais (j’en profite pour reprendre un cyclo…), je vais mener jusqu’à 200m de la ligne où je coupe mon effort afin de laisser (même si cela est symbolique) passer mes collègues (je ne veux pas qu’ils pensent que mon coup de « moins bien » à 25km de là était du bluff pour les « griller ») .
Nous passons le ligne (avec le cinquième dans ma roue). Nous nous arrêtons pour nous serer la main content de la bonne entente et du déroulement de la cyclo. (un des cyclo me remercie pour les derniers relais… Cela fait toujours plaisir…).
Je me dirige en compagnie du cyclo avec qui j’ai fait les 2 tiers de la course vers le parking. Il est garé juste en face de moi. A ce moment, il me signale que ma sacoche de selle est ouverte. Je regarde et là, grand moment de solitude car je m’aperçois que j’ai perdu ma clef de voiture… Je suis à 70km de chez moi… et je n’ai pas envie de faire l’aller retour en vélo…
Heureusement, Jean Bernard (mon compagnon d’échappé !!!) me prête son portable pour que je puisse appeler ma femme. Personne.. Je rappellerai plus tard. Jean Bernard me laisse son portable pendant qu’il part prendre sa douche (merci pour la confiance). Après un autre essai, j’arrive à joindre ma femme que viendra me rejoindre avec un double des clefs.
Pendant ce temps, nous allons voir les résultats et là : CARTON PLEIN !!!
2h57’11’’ pour 80km et 1550m de D+
27.1km/h de moy
Diplôme d’OR
103ème au scratch sur 249
10ème ( !!!) de ma catégories (une première pour moi)
En plus de ces chiffres, de superbes sensations (même avec un petit coup dur de quelques km), un déroulement parfait avec un petit groupe où régnait une entente parfaite.
Une cyclo parfaitement organisée à tout point de vu !!! nous avons même eu droit à une moto devant et une derrière sur les 20 dernier km !!!
Encore merci à Jean Bernard pour son portable… et la bière !!! et à ma femme pour avoir fait 140km pour
m'amener le double des clefs !!!
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